Sara Fuentes

s.fuentes@ecolemagasin.com    and     sara_fuentesya@yahoo.es

EN

The road to Grenoble

I was born in 1971 in Talavera de la Reina (Toledo, Spain). I studied Geography and History (specializing in History and Theory of Art) at the Autonoma University of Madrid, by later studies of contemporary art, heritage, museology, education, architecture, etc. I live in Madrid although I have spent long periods in Catalonia, United Kingdom, Portugal, France and Morocco.

From 2005 to 2009 I was technical coordinator and head of visual arts of Centro Comarcal de Humanidades Sierra Norte, located in La Cabrera and managed by Comunidad de Madrid (http://www.madrid.org/clas_artes/). With what has been most enjoyable to work at different stages of production of visual arts projects, working collaboratively with the artist, find the best way to communicate the work, working in the installation, developing the text and mediation. I am proud of my work in the Encuentros de artistas plásticos, which is held every two years in December and January, in which each creator, besides presenting a work produced for the occasion, proposes a mediation activity and shares it with others artist or public.

The birth and subsequent editions of Certamen de instalación Mujer is a setup committed to the production of women artists, and to reflecting on gender. Installations of Marta Albarrán, Sabela Gómez Cebey (1980), Sonia Higuera (1973) or Raquel Monje (1970), were very powerful.

Another project I want to emphasize is Arte intruso, a selection program of exhibition projects for artists, taking place in the hall (a complex space that reflects the energy of the polymorphous institution itself), of which Intrusión invertida Federico Gómez (1956) was one of the most interesting.

In summer 2008 I made contact with curating in a deeper way. Nuria Enguita Mayo – then director of Fundació Tàpies – taught a seminar which I found revealing, which defined the curator as a listener and a questioner of what happens in context, and also defined the exhibition as a space of resistance to homogenisation and of a critical reflection. Texts as Thinking about exhibitions or Eufòries, desencisos i represes dissidents, came into my hands. I decided to return to the classroom.

I took the Master in Contemporary Art History and Visual Culture of the Autonoma University of Madrid and Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, acting as Intern in Curatorial department of the museum, led by Teresa Velázquez. I was fortunate to be able to contribute to one of the most vibrant stages to the museum. During this period, Manolo Borja Villel, and with it the entire museum staff, rearranged and renovated the permanent collection, producing beautiful and necessary exhibitions, such as Nancy Spero (1926-2009), Zoe Leonard (1961) or Eulàlia Valldosera (1963).

The teachings my professors Juan Antonio Ramírez, Patricia Mayayo, Suely Rolnik and Pablo Lafuente, on contemporary art, feminist art practices, identity, or history of exhibitions, encouraged me to deepen reflection on the contemporary artistic practices and join École du Magasin.

My search

The session 19 École du Magasin is composed of seven women. Rather, seven bio-women. What a relief to know that gender is only a construct…

I want to continue working in learning and feminist art practices and queer theory -Testo Yonqui, by Beatriz Preciado, and King Kong Théorie by Virginie Despentes, I have enthusiastically appreciated. In the future I would also like to study in depth the erasure of the narrative of art history, occurring in the conceptual and feminist practice in Spain, especially in Madrid in the 70s. And in general, I’m really drawn to studying the tracks that lead to violence on the thought and artistic practice in the periphery (in southern Europe, Latin America). In this sense, a brilliant example of a text that discusses this is Suely Rolnik, Deleuze esquizoanalista.

I like writing, theater and photography

Short stories like The Swimmer, by Cheever, or A Perfect Day for Banana Fish, by Salinger, fascinate me due to the precision of language and because they remain attached to reality. Since 2005, I have participated in martesdementes writing group, and recently we have self-published Minimalia, a collective work of short stories and poetry to which I contribute. My friend Paca said that my writing is about isolation and the painful silence.

I love the theater because teatreros/as used to think boldly about our condition, to jump out of our seats, to disarm and sometimes even build hope. Angelica Liddell, Marta Carrasco, Tim Crouch, Cuarta Pared, or Teatro Percutor, are some of the projects that I admire.

And I like taking pictures.

Sara Fuentes

http://ssabess.blogspot.com

FR

La route de Grenoble

Je suis née en 1971 à Talavera de la Reina (Tolède, Espagne). J’ai étudié la géographie et l’histoire (spécialité en histoire et théorie de l’art) à l’Université Autonome de Madrid. Par la suite, j’ai étudié l’art contemporain, le patrimoine, la muséologie, l’éducation, l´architecture, etc. J’habite à Madrid, même si j’ai passé de longues périodes en Catalogne, au Royaume-Uni, au Portugal, en France et au Maroc.

De 2005 à 2009 j’ai été coordonnatrice technique et responsable d’arts plastiques dans le Centro Comarcal de Humanidades Sierra Norte, situé à La Cabrera et géré par la Comunidad de Madrid (http://www.madrid.org/clas_artes/). J´ai aimé élaborer les différents stades de  production de projets en arts visuels, travaillant en collaboration avec l’artiste, trouvant la meilleure façon pour que l’œuvre communique, travaillant dans le montage, l’élaboration du texte et la médiation.

Je suis fière des Encuentros de artistas plásticos, qui se tient tous les deux ans en Décembre et Janvier, dans lequel chaque créateur, en plus de présenter un travail conçue pour l’occasion, propose une activité de médiation et le partage avec les autres artistes ou le public.

La naissance et les éditions ultérieures du Certamen de instalación Mujer est un engagement à la production d’artistes femmes, et à la réflexion sur le genre. Les exhibitions de Marta Albarrán, Sabela Gómez Cebey (1980), Sonia Higuera (1973) ou Raquel Monje (1970), ont été très émouvantes.

Un autre projet que je souhaite souligner, c’est Arte Intruso, un programme de sélection de projets d’exposition pour les artistes, qui se tiendra dans le hall (un espace complexe qui reflète l’énergie de l’institution, elle-même polymorphe). Je pense qu’ Intrusión invertida de Federico Gomez (1956), est l’un des plus intéressants.

En été 2008, j’ai pris contact avec la pratique curatoriale d´une manière plus profonde. Nuria Enguita Mayo -alors directrice de la Fundació Tàpies– enseignait un séminaire très éclairant, dans lequel elle définissait le commissaire comme un écouteur et un questionneur, et l’exposition comme un espace de résistance à l’homogénéisation, un espace de réflexion critique. Des textes comme Thinking about exhibitions ou Eufòries, desencisos i represes dissidents, sont arrivé entre mes mains. J’ai décidé alors de retourner en cours.

J´ai réalisé un Master 2 Histoire de l’Art Contemporain et Culture visuelle à l´Universidad Autónoma de Madrid et au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía, en réalisant un stage professionnel dans le département curatorial, dirigée par Teresa Velázquez. J’ai apporté mon grain de sable à l´étape sans doute la plus effervescente et la plus engagée du musée. Manolo Borja Villel, et avec lui l’ensemble de l´équipe du musée, ont réaménagé et rénové la collection permanente, en produisant des expositions très belles et nécessaires, comme celles de Nancy Spero (1926-2009), Zoe Leonard (1961) ou Eulàlia Valldosera (1963).

Les enseignements de certains professeurs du master comme Juan Antonio Ramírez, Patricia Mayayo, Suely Rolnik et Pablo Lafuente, sur l’art contemporain, les pratiques artistiques féministes, la question de l’identité, ou encore l’histoire des expositions, m’ont encouragée à approfondir la réflexion sur les pratiques artistiques contemporaines et à rentrer à l’Ecole du Magasin.

Ma recherche

La session 19 de l´Ecole du Magasin est composée de sept femmes. Plutôt, de sept bio-femmes. Quel soulagement de savoir que le genre est seulement une construction…

Je veux continuer à travailler dans l’apprentissage des pratiques artistiques féministes et la théorie queer -Testo Junkie, de Beatriz Preciado, et King Kong Théorie, de Virginie Despentes, que j’ai beaucoup aimé. Dans l’avenir, je tiens également à étudier en profondeur l’effacement de la narration de l’histoire de l’art, qui s’est produit sur les pratiques conceptuelles et féministes en Espagne, en particulier de Madrid, dans les années 70. Et, en général, je suis vraiment intéressée à étudier les traces que la violence produit sur la pensée et la pratique artistique situées en périphérie (dans le sud de l’Europe, l’Amérique latine). En ce sens, le texte de Suely Rolnik, Deleuze esquizoanalista, semble brillant.

J’aime écrire, le théâtre, la photo

Des histoires comme Le nageur, écrit par Cheever, ou Un jour rêvé pour le poisson-banane, par Salinger, me fascinent par la précision du langage et parce qu’ils restent attachés à la réalité. Je participe depuis quelques années au groupe d’ écriture martesdementes, et récemment, nous avons auto-édité Minimalia, une œuvre collective de récits et de poésie à laquelle je contribue. Mon amie Paca dit que j´écris sur l’isolement et la douleur sourde.

J’aime le théâtre et ceux teatreros/as qui utilisent le théâtre pour penser avec audace au sujet de notre condition, pour nous secouer, pour nous désarmer, et parfois aider à construire de l’espoir. Angelica Liddell, Marta Carrasco, Tim Crouch, Cuarta Pared, ou Teatro Percutor, sont quelques-unes des projets que j’admire.

Et j’aime prendre des photos.

Sara Fuentes

http://ssabess.blogspot.com

ESP

El camino a Grenoble

Nací en 1971 en Talavera de la Reina (Toledo, España). Estudié Geografía e Historia (especialidad de Historia y Teoría del Arte) en la Universidad Autónoma de Madrid, realizando más tarde estudios de arte contemporáneo, patrimonio, museología, educación, arquitectura, etc. Vivo en Madrid aunque he pasado largas temporadas en Cataluña, Reino Unido, Portugal, Francia y Marruecos.

De 2005 a 2009 he sido coordinadora técnica y responsable de artes plásticas del centro comarcal de humanidades Sierra Norte, situado en La Cabrera y gestionado por la Comunidad de Madrid (http://www.madrid.org/clas_artes/). Con lo que más he disfrutado ha sido con el trabajo en las diferentes fases de producción de los proyectos de artes visuales, trabajar de manera colaborativo con el artista, encontrar la mejor manera de que la obra comunique, trabajar en el montaje, elaborar los textos y la mediación.

Me siento orgullosa del encuentro de artistas plásticos, que se celebra cada dos años en los meses de diciembre y enero, en el que cada creador/a, además de presentar una obra pensada para la ocasión, propone una actividad de mediación y la comparte con otros/as artistas o el público.

El nacimiento y las sucesivas ediciones del certamen de instalación Mujer constituye un compromiso con la producción de mujeres artistas, y con la reflexión sobre género. Las exhibiciones de Marta Albarrán, Sabela Gómez Cebey (1980), Sonia Higuera (1973) o Raquel Monje (1970), fueron muy emotivas.

Otro proyecto que deseo destacar es Arte Intruso, un programa de selección de proyectos expositivos para artistas, que se desarrollan en el hall (un espacio complejo que refleja la energía polimorfa del propio centro de humanidades), y del que la propuesta Intrusión invertida de Federico Gómez (1956), me parece una de las más interesantes.

En verano de 2008 tomé contacto con el comisariado de una manera más profunda. Nuria Enguita Mayo –entonces directora de Fundació Tápies- impartió un seminario que encontré revelador, en el que definió al comisario/a como un escuchador y como un preguntador de lo que acontece en su contexto, y la exposición como un espacio de resistencia frente a la homogeneización, de reflexión crítica. Textos como Thinking about exhibitions o Eufòries, desencisos i represes dissidents, llegaron a mis manos. Decidí regresar a las aulas.

Cursé el master de Historia del Arte Contemporáneo y Cultura Visual, de la Universidad Autónoma de Madrid y Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía realizando las prácticas en el departamento de Exposiciones, dirigido por Teresa Velázquez. Aporté mi granito de arena a la que probablemente será la etapa más efervescente y comprometida del museo. Manolo Borja Villel, y con él todo el equipo del museo, han reordenado y renovado la colección permanente, produciendo hermosísimas y necesarias exposiciones, como la de Nancy Speero (1926-2009), Zoe Leonard (1961) o Eulàlia Valldosera (1963).

Las enseñanzas de algunos/as profesores/as del master como Juan Antonio Ramírez, Patricia Mayayo, Suely Rolnik o Pablo Lafuente, sobre arte contemporáneo, prácticas artísticas feministas, identidad, o historia de las exposiciones, me animaron a profundizar en la reflexión sobre las prácticas artísticas contemporáneas, y a ingresar en École du Magasin.

Mi búsqueda

La session 19 de École du Magasin está integrada por siete mujeres. Mejor dicho, por siete bio-mujeres. Qué descanso saber que el género es sólo un constructo…

Quiero continuar trabajando en conocer las prácticas artísticas feministas y la teoría queer -Testo Yonqui, de Beatriz Preciado, y Teoría King Kong, de Virginie Despentes, me han entusiasmado-. En el futuro también me gustaría estudiar en profundidad el borrado que de la narración de la historia del arte, se produjo sobre las prácticas conceptuales y feministas en España, especialmente en Madrid, en los años 70. Y, en general, me interesa muchísimo el estudio de las huellas que produce la violencia sobre el pensamiento y la práctica artística en la periferia (en el sur de Europa, en América Latina). En este sentido, el texto de Suely Rolnik, Deleuze esquizoanalista, me parece brillante.

Me gusta escribir, el teatro y la fotografía

Relatos como El nadador de Cheever o Un día perfecto para el pez plátano, de Salinger, me fascinan por la precisión del lenguaje y porque se mantienen adheridos a la realidad. Participo hace algunos años en el grupo de escritura martesdementes, y hace poco que hemos autopublicado Minimalia, una obra colectiva a la que aporto algunos relatos y poesía. Mi amiga Paca dice que escribo sobre la incomunicación y el dolor silenciados.

Amo el teatro y a aquellos/as teatreros/as que lo emplean para reflexionar con valentía sobre nuestra condición, para sacudirnos de la butaca, para desarmarnos y a veces volvernos a armar de esperanza. Angelica Liddell, Marta Carrasco, Tim Crouch, Cuarta Pared, o Teatro Percutor, son algunos de los/as proyectos que admiro.

Y me gusta hacer fotografías.

Sara Fuentes

http://ssabess.blogspot.com/