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Parcourir le schéma / Percorrere il grafico

Frida Carazzato
(fr / it)

14.04.2008

Considérant la collection Herbert comme un ensemble dans lequel œuvres et documents interagissent au sein d’un récit chronologiquement défini, nous avons trouvé pertinent de l’envisager comme une capsule temporelle (« time capsule ») :

Time capsule : La collection d’Annick et Anton Herbert s’inscrit dans une temporalité précisément définie et revendiquée, entre le moment où ils ont commencé à collectionner (1973) et leur décision de s’arrêter officiellement ; au milieu 1989, date à laquelle la collection prend un nouveau tournant. Nous avons alors considéré la collection elle-même comme un travail de sauvegarde d’une période spécifique de l’histoire de l’art, telle une capsule temporelle. La collection (œuvre et documents) devient un témoignage destiné aux futures générations par le biais de la fondation qui la rendra publique. L’ouverture de la fondation représente à nos yeux l’ouverture de cette « Time Capsule » et le passage de la collection de la sphère privée à la sphère publique. Le caractère entier de la collection et la philosophie qui sous-tend l’activité des collectionneurs montrent la poursuite d’un idéal (collection idéale) qui justifie ainsi l’extension de l’actuelle à travers le recueil précis des documents relatifs aux artistes contemporains (collection imaginaire).

Grands récits et Postmodernisme : Le concept de méta-narrations, issu du texte de Jean-François Lyotard La Condition Postmoderne, se réfère aux narrations acceptées sur la connaissance et sur le monde, qui représentent la fin de la modernité comme critique des grands récits sur le monde et sur la réalité. D’après la pensée postmoderniste et à travers les expressions artistiques propres à cette période, nous avons analysé la philosophie qui sous-tend les pièces de la collection, art minimal, art conceptuel et arte povera, et nous avons confronté la conception de « collection idéale » à la pensée postmoderne à laquelle la collection appartient. D’un côté la construction d’un discours parfait sur l’art et « sur le monde », de l’autre les évènements historiques qui accompagnent la création de certaines œuvres et le contexte auquel les Herbert appartiennent. Deux dates chargées de signification historique sont situées à l’intérieur de la collection : 1968 et 1989, avec à une extrémité la naissance et la lutte pour des idéaux, à l’autre la chute des utopies suivies par l’instauration de nouvelles.

Utopie/ Hétérotopie : le terme « utopie », utilisée par Thomas More en 1517, est né avec une connotation politique pour suggérer en même temps deux néologismes grecs : οὐ τόπος (outopia, pas de lieu) et εὖ τόπος (eutopia, bon lieu). Le terme désigne tout projet politique et social dont la faisabilité pratique est impossible, sauf à l’envisager comme paramètre pour l’évaluation de la réalité et objectif vers lequel tendre. « Hétérotopie » est un terme foucaldien pour indiquer les « lieux réels, des lieux effectifs, des lieux qui sont dessinés dans l’institution même de la société, et qui sont des sortes de contre-emplacements, sortes d’utopies effectivement réalisées dans lesquelles les emplacements réels, tous les autres emplacements réels que l’on peut trouver à l’intérieur de la culture sont à la fois représentés, contestés et inversés, des sortes de lieux qui sont hors de tous les lieux, bien que pourtant ils soient effectivement localisables ». Au concept d’Utopie, utilisé par les Herbert pour désigner la collection et le projet de Fondation, nous avons opposé le concept d’Hétérotopie puisque la réalisation de la fondation est située dans un lieu réel qui habite le « dehors » de l’expérience vécue. A l’intérieur d’un contexte déterminé avec sa temporalité, nous avons adopté la méthode de la micrologie pour nous approcher du discours réalisé par les collectionneurs.

Micrologie : utiliser les fragments pour écrire l’histoire : d’après l’exemple la méthode instaurée par Walter Benjamin en de 1928 avec Sens Unique, où l’accumulation des objets, des statues, des paysages, des publicités absurdes trouvés dans « la rue est le microcosme de la réalité sociale ». Nous avons pris un instantané dans la partie de la collection consacrée aux documents, une micrologie (1989-1990) de laquelle partir pour écrire un discours et regarder à travers notre présent la collection grâce à un carottage fait à l’intérieur des archive. Le micro-discours 1989-1990 est un moment de passage : il est au milieu de la collection dans sa totalité ; il est le moment dans lequel les collectionneurs ont décidé de s’arrêter face aux changements que le marché de l’art était en train de subir ; c’est une période dense en évènements dont la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide sont quelques exemples significatifs ; les années ‘90 sont aussi le début de l’ère Internet et de la théorisation de la globalisation, où les thèmes de l’accès au document, la diffusion et la reproductibilité des informations aux masses ouvrent de nouvelles problématiques qui sont aujourd’hui encore présentes et qui résonnent dans la collection Herbert par la dichotomie public/privé. L’accès au public d’une partie des archives de la collection pose la question de la nature et l’organisation de la Fondation , les modalité d’accès et la détermination d’un public auquel s’adresser.

Percorrere lo schema

Partendo dal presupposto che la collezione Herbert è l’insieme e l’interazione di opere d’arte e documenti, abbiamo concepito questo insieme come una time capsule.

Time capsule : data la temporalità all’interno della quale s’inscrive la collezione di Annick e Anton Herbert (il momento in cui hanno cominciato a collezionare e la decisione di fermarsi), consideriamo la collezione stessa come una sorta di opera di salvaguardia intenzionale di un specifico periodo della storia dell’arte. La collezione diventa una testimonianza destinata alla future generazioni grazie anche alla prossima apertura di una Fondazione che renderanno pubblici sia la collezione, sia gli archivi. L’apertura della Fondazione rappresenta ai nostri occhi la conseguente apertura della Time capsule e il passaggio dalla sfera privata a quella pubblica della collezione stessa. L’entità della collezione e la filosofia che sottende all’attività del collezionare degli Herbert, indicano come sia stato perseguito un ideale : come la collezione risponda all’appellativo di “collezione ideale” nella sua perfezione rappresentata sia dalle opere che la compongono, sia dagli artisti che la rappresentano, e come questo ideali contempli anche un’estensione della collezione rappresentata da artisti che non sono presenti con delle opere d’arte bensì con una documentazione precisa e ponderata (collezione immaginaria).

Master narrative e Postmodernismo : in riferimento a La condizione postmoderna di Jean-François Lyotard del 1979, abbiamo considerato il concetto di metanarratività, vale a dire le storie accettate ("meta-narrazioni") sulla conoscenza e sul mondo, che caratterizzano la fine della modernità come critica della grandi narrazioni sul mondo e sulla realtà. Partendo dalla filosofia postmoderna e attraverso le espressioni artistiche proprie al postmodernismo, abbiamo analizzato il pensiero che sottende alle opere collezionate, minimal art, conceptual art e arte povera, e contrapposto la concezione di “collezione ideale” al pensiero postmoderno alla quale essa appartiene. Da un lato la perfezione di un discorso realizzato attraverso l’atto del collezionare, un discorso sull’arte e “sul mondo”, dall’altro lato gli avvenimenti storici che accompagnano sia la concezione di alcune opere collezionate, sia la società alla quale gli Herbert appartengono. Due date cariche di simbologia e riferimenti storici si situano all’interno della collezione : 1968 e 1989, agli antipodi la nascita e lotta in nome degli ideali, dall’altra la caduta di certe utopie e l’instaurazione di nuove.

Utopia/Eterotopia : il termine "utopia" viene usata da Thomas More nel 1517 per suggerire simultaneamente due neologismi greci : οὐ τόπος (outopia, nessun luogo) e εὖ τόπος (eutopia, buon luogo). Il termine indica qualsiasi ideale, o progetto politico–sociale la cui realizzabilità pratica può essere impossibile, ma che comunque viene proposto come parametro per valutare la realtà esistete e come meta verso cui tendere. “Eterotopia” è un termine, coniato dal filosofo francese Michel Foucault per indicare « quegli spazi che hanno la particolare caratteristica di essere connessi a tutti gli altri spazi, ma in modo tale da sospendere, neutralizzare o invertire l’insieme dei rapporti che essi stessi designano, riflettono o rispecchiano ». Al concetto di Utopia, che molto spesso viene intercambiato con quello di “Ideale”, e utilizzato dagli Herbert per designare la collezione e il progetto della fondazione, è stato contrapposto quello di Eterotopia in quanto la realizzazione della collezione stessa e quello della fondazione sono situati in luoghi reali che abitano il “fuori” dell’esperienza vissuta. All’interno di una temporalità specifica, di un determinato contesto e di un discorso preciso e ponderato qual’è quello incarnato dalla collezione Herbert, abbiamo adottato il metodo della micrologia come approccio possibile al discorso realizzato dai collezionisti.

Micrologia : il testo Sens unique di Walter Benjamin del 1928 è un esempio di come partire dai frammenti per riscrivere la storia ; nel testo l’accomulazione di oggetti, di statue, di passaggi, di pubblicità assurde che si trovano sulla strada è il microcosmo della realtà sociale. Abbiamo scattato un’istantanea nella parte della collezione Herbert consacrata ai documenti, una micrologia del periodo 1989-1990 da cui partire per riscrivere un discorso e guardare in questo presente la collazione partendo da elementi estratti dalla collezione stessa.
Il micro-discorso 1989-1990 è un cruciale momento di passaggio : si situa al centro della collezione concepita nel suo insieme ; rappresenta il momento in cui i collezionisti hanno deciso di fermarsi davanti ai cambiamenti che il mercato dell’arte stava subendo ; dal punto di vista storico e sociale è un periodo denso di avvenimenti di cui la caduta del muro di Berlino e la fine della guerra fredda rappresentano soltanto alcuni significativi esempi ; inoltre l’inizio degli anni ’90 è il primo passo verso l’era di internet e la teorizzazione della globalizzazione, dove i temi dell’accesso all’informazione e la diffusione della stessa alle masse aprono nuove problematiche il cui riverbero è tuttora presente e che, nello specifico della collezione Herbert, risuonano nella dicotomia pubblico/privato. L’apertura al pubblico di una parte degli archivi della collezione, pone alcune questioni sulla natura e l’organizzazione della Fondazione : la possibilità di attualizzare un discorso partendo dal documento e dalla sua riproducibilità, la determinazione delle modalità di accesso, l’identificazione di un pubblico e la diffusione di un discorso.